écologie·zerowaste

Poubelle la vie

Depuis plus d’un an je suis tentée par le zéro déchet, j’ai découvert ce qui ne devrait pas être une tendance mais une évidence via l’Internet. 

Cet article s’avère être à la fois une forme de bilan après des mois de tâtonnement, de retours en arrière et de questions et une source de motivation pour reprendre de plus belle avec de nouvelles idées. 

image libre de droit


Une prise de conscience qui augmente :

Ce que je ne comprends pas chez l’Homme moderne c’est son haut potentiel de destruction massive. Chacun d’entre nous jette un nombre important de kilos de déchets par an (354 kg par habitant d’après le  CNIID) , je n’ose même pas parler des familles nombreuses où le taux de déchet par foyer explose en puissance.

Pourtant, il me semble qu’il y a urgence, une nécessité pressante d’agir pour le bien de tous et de la planète et il me parait inconcevable que cela ne soit pas une évidence pour tout le monde.


Plus le temps passe plus je me sens prise par une profonde détresse. Quand j’observe comment nous nous comportons en tant qu’êtres humains, je ne peux qu’être effrayée, et je sais que je ne suis pas la seule.

Que sommes-nous réellement 
en train de faire à notre planète?  

Si tout le monde se posait cette question et mettait en application des solutions simples, je suis sûre que nous n’en serions pas là aujourd’hui. Je crois au changement individuel avant de penser changer le collectif.

 Je me sens cependant impuissante quand je constate à quel point un tel cri est inaudible par beaucoup de personnes qui vivent, la tête en avant, sans réfléchir aux conséquences des actes posés dans le quotidien. Ce n’est pas de leur faute, on nous  impose de vivre dans un rythme qui n’est pas biologique, qui fait de nous des hommes et des femmes de travail pour le grand Dieu argent et non pas pour le sol qui nous supporte.

Cette année j’ai moi-même fait de multiples retours en arrière, en achetant des produits avec des emballages par gourmandise, par facilité, par oubli aussi. Quand on a un travail, une famille, des enfants à gérer, il faut beaucoup d’organisation pour transformer son mode de vie.

Passer au presque zéro déchet et zéro gâchis demande un véritable engagement, un investissement complet,  et il faut être prêt à renoncer à certaines habitudes de facilité pour les  remplacer par d’autres qui ne sont pas forcément inconfortables, juste différentes.

J’ai donc envie de m’y remettre et de vous emporter avec moi dans cette aventure. J’ai envie de m’y atteler de nouveau, mais cette fois-ci vraiment à fond, pas juste par position intellectuelle qui fait du bien à la conscience et qui rassure parce que la Planète souffre. J’ai conscience que cela ne va pas être facile mais j’ai vraiment besoin d’aller au bout de cette idée afin d’être en accord avec ce que je ressens pour la planète Terre.

Le geste de jeter un élément dans la poubelle fait de lui un détritus, une ordure dont on ne pourra plus se servir ensuite, n’est pas un geste anodin ni dénué de sens. On se débarrasse de la dite chose dont on n’a plus besoin puis on l’oublie sans se soucier de son devenir, de la façon dont elle va être détruite, éliminée ou au mieux recyclée. Et c’est ça qui me dérange profondément, l’acte de jeter! 



Et voyez-vous je ressens de la colère, non pas vis-à-vis des citoyens qui font ce qu’ils peuvent, en vivant conscients ou non, mais vis-à-vis de l’Etat.

L’écologie devrait
 être une priorité.


image libre de droit

Il devrait y avoir de réels choix politiques en faveur de la protection de l’environnement. 

Or, à part des injonctions du type « triez vos déchets » ou des campagnes contre le gaspillage alimentaire, le gouvernement, quelque soit sa place sur l’échiquier, n’est pas capable de prendre des décisions qui transformeraient réellement les points de vue. 

 Nous sommes dans un pays, une Europe, très forts pour établir des normes que tout le monde doit respecter, malgré leur absurdité, mais dès qu’il s’agit de traiter un problème de fond comme celui de la gestion des déchets et de leur réduction, il n’y a plus personne. On met un mouchoir dessus et tant qu’il y a du profit on ne se soucie guère de l’impact à petite ou grande échelle.

On me rétorquera : » ce n’est pas si simple », « la population n’a pas forcément envie de changer », « ça coûte de l’argent ».

Je ne suis pas sûre que beaucoup de personnes apprécient se promener sur des plages dont le sable regorge de petites matières plastiques, de cotons tiges, de seringues usagées, de sacs non biodégradables, .de préservatifs utilisés!!! ou encorede mégots de cigarette..

D’ailleurs à ce propos, j’ai longtemps fumé, aujourd’hui ce n’est plus le cas, mais cela ne me viendrait plus du tout à l’esprit de jeter mon mégot par terre. Habitude inconsciente que j’ai eue durant ma jeunesse. Je regrette bien d’avoir agi ainsi, mais à cette époque, je n’avais pas forcément pris conscience de l’ampleur du problème. 

Je ne suis pas certaine non plus que mes voisins aiment le doux fumet des poubelles quand on les descend par l’ascenseur ou par les escaliers de l’immeuble.

Je ne crois pas non plus que, quand vous passez devant une décharge à ciel ouvert, vous vous dites : » Mon dieu que c’est magique et merveilleux ».

Aucune personne sensée ne peut aimer 
l’invasion des déchets.  
On nous met dans une position où l’on subit et où l’on nous musèle subtilement en nous donnant l’impression d’être libres!!




Alors…on se lance
 un défi, à sa mesure? 


Photo personnelle 



Chers lecteurs et chères lectrices, après vous avoir démoralisé.e.s je vous propose d’entrer dans la danse du zéro waste/ zéro déchet, sous forme de jeu à niveau (en fait je dis « jeu » mais c’est juste pour vous faire kiffer le principe, en vrai c’est parfois un peu compliqué 😁) 

Au sujet des déchets, je crois qu’il existe plusieurs catégories de personnes :


Catégorie n°1 : celles qui se moquent royalement de la Planète. Tout jeter dans la même poubelle ne leur pose aucun problème. Eux, vous l’aurez compris, je ne les aime pas! Ahahaha!!💥💥💣, enfin je pense qu’il y en a de moins en moins, mais je suis peut-être une optimiste stupide.

Catégorie n°2 : celles qui s’en soucient réellement et qui font déjà tout pour trier leurs déchets, je pense que c’est la catégorie où il y a le plus de citoyens (du moins en France). Elle se divise, selon moi, en plusieurs niveaux.

Niveau 1 : tri du plastique/ du carton/ du verre. On dispose de bennes à ordures dans toutes les villes, il devient facile de les utiliser (bon, sauf quand elles sont souvent pleines, comme chez moi…)

Niveau 2 : tri du plastique/ du carton / du verre/ des déchets alimentaires dans un compost de jardin ou d’appartement (si si, les lombrics c’est des super potes!)/acheter des produits éco-responsables

Niveau 3 : éradication du plastique dans la vie quotidienne/ tri du carton/ réutilisation du verre autant que possible/ compost / couches lavables/ prendre des produits en vrac dans les commerces spécialisés (ce n’est pas plus cher, je vous le garantie) /utiliser des ingrédients simples et naturels pour le ménage.

Déjà à ce niveau-là, on est pas mal!!!


Catégorie n°3 :  enfin celles qui sont selon moi des Warriors du genre comme Béa Johnson et la (maintenant) célèbre  famille Zéro Déchet :

On va au-delà du tri dans cette catégorie, on ne trie plus ses déchets, on les réduit  au maximum. Et c’est là que les conseils et les partages d’expériences sont bienvenus : 

– éradication du plastique de la vie quotidienne. J’ai commencé à y réfléchir, eh bien ce n’est pas simple du tout!!!

– utilisation de sacs en tissu pour acheter les légumes, les fruits et d’autres produits en vrac. On peut les coudre soi-même et (comme moi) mettre des plombes à les réaliser, ou les acheter tout fait ( eh, je viens de tomber sur le site de Mamie Colette)

– ne plus prendre de produits avec des emballages en carton (bonjour l’embrouille quand tu es végétarien et que tu adores le tofu!) 

– pour ceux qui mangent viande ou poisson : aller chez son marchand avec son contenant en verre dont on aura préalablement calculé la tare, si le marchand refuse, changez de marchand, si vous refusez de changer de marchand, devenez végétarien, si vous refusez de devenir végétarien allez vous faire cuire un œuf, si vous êtes allergique aux œufs (allez vous faire foutre) 

– fabriquer soi-même ses propres cosmétiques (utiliser de l’huile  végétale pour l’hydratation corporelle) ou mieux, ne plus en utiliser… (oui, mais quand on est une nana qui adore l’esthétique et qu’on est une brêle en fabrication de cosmétique maison on fait comment?, je cherche, je cherche…)

–  ne plus acheter de produits ménagers et faire avec des produits moins toxiques pour soi et pour l’environnement. J’ai entendu parler de l’huile de coude, il paraît que ça fonctionne assez bien.

–  acheter ou faire soi-même des mouchoirs en tissu. Cela peut s’avérer un peu compliqué à mettre en place, il faut le reconnaître… 

La catégorie n°2 et la n°3 ne sont pas imperméables, et je crois que l’on peut se retrouver dans certaines pratiques écolos quotidiennes, sans forcément remplir « tous » les critères. Le but n’est surtout pas de se culpabiliser, mais de se donner un objectif à atteindre, un challenge personnel qui mettrait à la fois en action notre créativité et notre réactivité. 


Et vous, que seriez-vous prêt.s à changer dans votre quotidien pour réduire vos déchets, les trier ou protéger la planète?


2 commentaires sur “Poubelle la vie

  1. Parfois c'est dur j'avoue… mais la démarche vaut tellement le coup ! Ça m'arrive encore dans l'euphorie d'une soirée d'oublier de demander au serveur de ne pas me donner de paille… Autant te dire que je suis bien contrariée, c'est vraiment de la merde ça dediou. Pareil j'attend de déménager (je pars d'ici quelques mois) pour le compost, je me vois mal me le trimballer en déménagement xD

    Mais c'est effectivement une prise de conscience super chouette. Par exemple autour de ma ville il y a énormément de vergers et maraîchers bio, du coup je vais chez eux, cueille ce dont j'ai besoin et ensuite je fais mes propres conserves ! Bon la première fois, j'ai oublié de mettre le capuchon sur la cocotte lors de la stérilisation, du coup ça n'a rien stérilisé j'ai eu à jeter 4/5 pots… mais on apprend en se trompant aussi ! Et du coup quand j'ai la flemme de cuisiner, je sors un bocal et hop je mange quelque chose que j'ai cueilli et préparé, je sais d'où ça vient et ce qu'il y a dedans, sans compter que le bocal est réutilisable !

    Il y a un livre aussi qui s'appelle mon aventure sans frigo ou quelque chose comme ça, c'est super chouette si ça t'intéresse ^^

    Au plaisir !

    J'aime

  2. Oh super pour la référence du livre! Merci!
    Oui c'est en se trompant qu'on apprend, j'en suis intimement persuadée.

    Je trouve très pertinentes les initiatives locales organisées par les villes et les maries pour permettre aux habitants de déverser leur compost dans un compost collectif, après cela fertilise les parterres municipaux et tout le monde est ravi : la terre, nous, les vers 😀

    Je suis d'accord avec toi, il faut faire ses propres conserves, aller cueillir chez les producteurs locaux, en plus ça fait un réseau, un lien qu'on n'a pas du tout dans le conventionnel.
    Je suis sûre que des solutions à grande échelle vont finir par être trouvées, je reste intimement persuadée que les gens sont d'accord avec ces principes de préservation de la nature, mais pour le moment on les empêche d'agir vraiment en les abêtissant dans leur quotidien.

    Super Blog ! Je le mets dans mes « âmes à suivre » 🙂

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