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C’est décidé je jette l’éponge!

Je jette l’éponge? vraiment? 


Non, pas réellement. En fait, il serait plus réaliste de dire : « je jette l’éponge-jaune-dégueu-quipue-etquipollue ». 

Décidément je vous parlerai de tout sur ce blog « patch-work ».  Qui l’eût cru qu’ici j’allais aborder le sujet des tâches ménagères. Nous nagerons dans l’air plus tard, plongeons plutôt dans l’ère…du lava-BEAU.

Après les tâches de peinture donc…, voici les tâches du quotidien, non moins importantes.
Plus sérieusement j’ai testé le tissage japonais « Tawashi » pour fabriquer une éponge « HOME-MADE »

En surfant sur le Net, alors que j’étais en quête de réponses à mes interrogations sur la réduction des déchets,  je suis tombée sur ce blog   tenu par Louise. Préoccupée par la protection de la nature, elle propose de nombreuses alternatives, recettes, photographies. Son blog vaut vraiment le détour! 

Trouvant l’idée judicieuse car elle permet de réunir pas mal d’avantages, j’ai décidé de me lancer dans ce DIY (alias le « do it yourself » tant prisé des réseaux soucieux). 

L’affaire ne fut pas sans épopée ménagère et en voici le récit…a-Cid :

Nous partîmes 500…. à la cave chercher une plaque de bois
Laissée à l’abandon par les locataires précédents.
Nous nous vîmes toute seule en remontant sous les toits
Plus épouvantée encore de ma mission, je fus sur les dents… 
Je ne cache rien, promis
Voilà ce que vaillamment 
Je fis
Dans l’ordre, évidemment 


Matériel :

 

  • une planche de bois dont vous ne vous servez plus. 
  • une vingtaine de clous, d’environ cinq centimètres de haut 
  • d’un crayon 
  • d’une règle (j’ai pris une équerre) 
  • d’un marteau 
  • d’un vieux collant épais (important!) leggings, t-shirt à manches longues en tissu un peu élastique 
  • de votre cerveau 
  • et optionnellement d’un assistant poilu, inspecteur des travaux finis. 


Étape 1 : faire le métier à tisser

  • Tracer un carré de quatorze centimètres de côté 
  • Depuis les quatre coins compter trois centimètres et faire une marque
  •  Entre ces marques compter 2 cm en 2 cm 
  • Planter des clous à chaque marques : on se trouve avec 20 clous qui doivent solidement être plantés dans la pièce de bois, sinon gare aux échappées des futures mailles (c’est du vécu) 

Étape 2 : insérer les brins 

Je n’ai pas de photos de cette étape, je vous renvoie sur le blog de Louise pour plus de détails. En effet, je doute que ma description merveilleusement pédagogique et précise vous soit d’une grande utilité.

 

  • Il s’agit d’abord de découper 10 morceaux de collants (ou autre matière) en parties égales de 8 centimètres environ. On se retrouve avec une dizaine d’anneaux.
  • Tendre les cinq premiers anneaux entre les clous qui « se regardent » 
  • Puis faire de même avec les cinq anneaux suivants en respectant une méthode de tissage assez simple à comprendre : 
        • un brin au dessus/ un brin en dessous (voir mon exceptionnel schéma) ce qui donne un maillage quadrillé assez esthétique
  •  l’étape 2 est terminée 

 

 

 

Étape 3 : assemblage des brins 

Je croyais que cela allait être l’étape la plus difficile, cependant,il n’en fut rien.  

  • S’emparer d’une des mailles des quatre coins 
  • Progressivement  : passer chacune des mailles dans la voisine de façon à n’avoir en main qu’une maille libre. L’éponge se « rétrécit » sous le serrage des mailles, c’est normal, il vous suffira ensuite de les écarter à nouveau pour redonner forme à votre carré. 
  • La dernière maille restante sert de lien de serrage et d’attache. 

Les + de cette éponge 

  • c’est économique : il suffit d’avoir un matériel de base, que beaucoup d’entre nous possède à la maison.  
  • c’est facile à faire : quand on a compris le système, c’est faisable à l’infini en alternant les couleurs. 
  • c’est écologique : pour moi, le gros + de cette éponge, c’est sa durabilité. Elle est lavable en machine au même titre que l’était le vêtement qui existait avant la fabrication de l’éponge. Et elle est recyclable, du moins elle peut atterrir dans les conteneurs qui récupèrent les textiles pour les recycler. 
  • ça fonctionne : si si! essayez, ça lave autant qu’une éponge jaune-qui-pue-et-quipollue. 

Les – de cette éponge : 

  • c’est rigide : les premières utilisations amènent à manipuler la vaisselle avec plus de délicatesse (gare à la casse) 
  •  le hérisson de la célèbre marque serait déçu puisqu’il n’y a pas de côté grattoir (qui peut être remplacé par de la coquille d’œufs pilés  mais je ne l’ai pas encore testé) 

Et vous, ça vous dit d’essayer ce mode de nettoyage des ustensiles de cuisine? 

Un commentaire sur “C’est décidé je jette l’éponge!

  1. Excellent ! Il faudra que j'essaie la prochaine fois que je file un collant/troue un legging/arrache un tee-shirt en piquant des mûres dans une haie.
    Et merci pour le lien du blog de Louise, je vais m'y pencher avidement ^^
    Plein de bisous escargotesques ^^
    Lyra

    J'aime

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