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Bulle de Vert et… Veille

Éveil,

Tous les soirs, la ville s’endort, laissant çà et là des dormeurs insomniaques, épars, persuadés de vivre seuls leurs rêves éveillés.

Toujours en quête d’échos à leurs folles idées, ils lancent aux fenêtres de petites bulles d’espoir et des signaux de fumée bleutée, mêlés à l’eau des songes et des réflexions.

Je crois faire partie de ceux-là, et je sais que nous sommes nombreux à refaire le monde dans le secret des murs, abrités sous l’abat-jour des souvenirs ou le nez collé sur la vitre. Nous tissons, imperceptiblement et sans nous rendre compte, un magnifique réseau des veilles des villes.

Éveil, oui, mot-graine, mot qui pousse, mot qui ouvre….

La Bulle d’Air- Maïna- 2015- A5
 En discutant avec nombre de mes amis, je me suis rendue compte à quel point nous faisions tous le même constat, et cela même en dehors des frontières et des seuils. Les cultures de chacun, les croyances intimes, les éducations, les religions voient voler en éclats leurs voiles opaques pour laisser place à une possibilité de crois-SENS. Nous sommes tous d’accord que l’Humain perce lentement la bulle d’air sur laquelle il repose et dont il se nourrit, et nous sommes (presque) tous d’accord qu’il faut et que nous devons agir.
AGIR? Oui, mais comment…?
Chaque particule que nous déplaçons tous les jours n’est pas sans impact, n’est pas sans se faire mouvoir d’autres particules. le monde, en perpétuel mouvement, ne cesse de vivre, de ronfler et de suer avec notre participation, mais il ne cesse de mourir avec nous parce que nous choisissons de le tuer.
Ce meurtre, à petits feux, conscient ou non, ravive au plus profond de moi, un désir de vivre et de survivre sur une planète qui m’accueille et dont je n’ai pas à tirer tous les droits.
Elle suffoque, elle tousse et étouffe sous le poids de nos déchets ménagers. La Terre semble d’ailleurs vouloir s’évaporer pour mieux nous engloutir, nous, êtres humains, mal élevés que nous sommes à la piétiner et à la traire jusqu’à son magma.
et pourtant les SOLUTIONS existent.
On rechigne souvent à mettre en place des solutions simples en prétextant des arguments peu valables.
Si chacun de nous décidait :
– de ne plus acheter en grande surface des produits emballés, quelque soit leur recyclabilité et de choisir d’utiliser sacs ou des pochettes fabriquées maison pour acheter en vrac dans les magasins alimentaires (biologiques ou non) qui le proposent….
 – d’acheter moins de produits et sous-produits animaux et les remplacer par les légumineuses. Il est conseillés pour les estomacs et intestins sensibles de les faire tremper avant cuisson pendant une nuit et d’entamer une pré-germination. Le ramollissement des graines permet de les rendre plus digestibles. Ainsi nous contriburions à réduire la souffrance des animaux qui vont dans les abattoirs et nous lutterions contre les fermes inhumaines telle celle des « 1000 vaches » dans la Somme.
– de nettoyer nos logements avec des produits simples, économiques et écologiques : le vinaigre blanc décape très bien le calcaire, dégraisse facilement s’il est mélangé au bicarbonate de soude. Les huiles essentielles comme celle de Citron, de Tea Tree ou de Lavande permettent aussi de rendre agréable les tâches ménagères par leur odeur douce, beaucoup moins agressive que celle des produits industriels.
– de nettoyer nos vêtements avec des balles de lavage (à l’heure actuelle, le seul test que j’ai effectué s’est avéré être un échec, parce que je m’y étais mal prise) ou avec des lessives labelisées EcoGreen.
Rien qu’avec ces quelques points, respectés, testés, tentés à plus ou moins grande échelle par les foyers de France et de Navarre, nous pourrions déjà réduire la production des déchets et protéger un peu plus la Nature.
Je ne tiens pas ces idées de nulle part. Outre une éducation à la protection de l’environnement que mes parents m’ont donnée, j’ai aussi fait des rencontres, des lectures et des expériences.
Et c’est la récente lecture du livre de Béa Johnson Zero Dechet, qui me pousse à rédiger cet article. C’est un must-have de la littérature du bien-être au quotidien. L’autrice, française expatriée sur le sol américain, s’est rendue compte avec le temps et en élevant ses enfants qu’elle dépensait beaucoup d’énergie, de temps et d’argent en collant aux diktats de la société de consommation. Le choc fut sans appel et progressivement, elle a amené sa famille sur le chemin du « No-Waiste ».
Un mode de vie sain se fabrique petit à petit. Il se fait d’abord graine au sein de notre coeur qui se révolte contre les maltraitances environnantes, puis il pousse lentement, sous le soleil de la Conscience.
Mais ce changement profond a besoin d’amour, de patience et de liberté.
Changer sa façon de vivre et de voir la Vie du jour au lendemain  peut s’avérer violent. Les repères que l’on avait précédemment s’écroulent et se reconstruire sur des ruines est souvent impossible ou très difficile.
C’est à chacun de trouver le ryhtme qui lui convient. Il est cependant important d’en parler autour de soi. Ce sont les enfants qui naissent aujourd’hui ou les jeunes adolescents actuels qui seront les premiers bénéficiaires des fruits de notre prise de conscience.

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